Le gouvernement doit respecter son engagement pour la dalle-parc Turcot

    Les Amis du parc Meadowbrook ainsi que plus de 60 organisations de la société civile ont publié une lettre ouverte au premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard, et lui demandent de réintégrer la dalle-parc dans le projet de réaménagement de l’échangeur Turcot.

    Non seulement, elle est un élément clé qui faciliterait les déplacements actifs, mais la dalle-parc est aussi essentiel au projet afin de rétablir les liens entre les quartiers, et entre ces derniers et les espaces verts afin de participer à la Trame verte et bleue de Montréal.

    Montréal, le 30 novembre 2016

    Lettre ouverte au premier ministre du Québec

    Objet: Le gouvernement doit respecter son engagement pour la dalle-parc Turcot

    Monsieur le Premier Ministre,

    Nous sommes des citoyens, des chercheurs ainsi que des représentants économiques, sociaux, du milieu de l’environnement ou encore de la santé, et nous vous demandons de respecter l’engagement que votre gouvernement a pris lors du réaménagement de l’échangeur Turcot.

    Dans le projet de réaménagement de Turcot, il y avait à l’origine l’aménagement d’une dalle-parc visant à permettre les déplacements à pied et à vélo, mais voilà que cette dalle-parc a disparu des plans!

    Pourtant, le projet Turcot a été «vendu» à la population avec une dalle-parc qui contribuerait à rétablir les liens entre les quartiers, mais aussi entre ces derniers et les espaces verts afin de favoriser les déplacements actifs. Dans ce sens, la dalle-parc nous apparaît indispensable afin de connecter la falaise Saint-Jacques, la cour Turcot et le Canal-de Lachine. Ce lien trouve également tout son sens dans l’optique de la création d’un grand espace vert au cœur de la cour Turcot, espace immense à aménager situé à quelques minutes à peine du centre-ville.

    Les infrastructures autoroutières ont créé au fil des décennies des frontières urbaines majeures entre le centre-ville et les quartiers résidentiels. Nous avons l’occasion, en redessinant les autoroutes, de réparer les failles du passé en permettant une meilleure circulation interquartier à pied et à vélo. Comment expliquer que la dalle-parc présentée au départ ait été retirée des plans? Cet aménagement ne représente qu’environ 1% du budget de réalisation du projet de reconstruction de l’échangeur Turcot. À l’ère où nous aménageons les villes du futur en misant sur les transports actifs et collectifs, il est difficilement acceptable que cet aménagement piéton-cycliste soit sacrifié.

    Pour la santé des populations, pour l’équité des usagers et, surtout, pour honorer vos engagements, nous vous demandons de réintégrer la dalle-parc au projet de réaménagement de l’échangeur Turcot comme prévu initialement.

    Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Premier Ministre, nos plus sincères salutations.

    Signée par:

    Action-Gardien – Table de concertation des organismes communautaires de Pointe-Saint-Charles, Karine Triollet

    Alternatives, Gaëlle Janvier

    Ambassadrice des saines habitudes, Sylvie Bernier

    Association canadienne des médecins pour l’environnement, Université de Montréal (Faculté de médecine), Éric Notebaert

    Association des architectes paysagistes du Québec, Bernard Bigras

    Association des piétons et cyclistes de NDG (VeloNDG), Deanne Delaney, Jason Savard

    Association des piétons et cyclistes d’Outremont, Assumpta Cerda, Alexis Hudon, Jill Lance, Eric St-Pierre, Dwight Smith

    Centre d’écologie urbaine de Montréal, Véronique Fournier

    Centre interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable (CIRODD), Laure Waridel

    Cérémonies de vélos fantômes, Gabrielle Anctil, Laurent Deslauriers et Hélène Lefranc

    Chaire de recherche du Canada en Évaluation et amélioration du système de santé, Astrid Brousselle

    Club de ski de fond et raquettes Naturafond, Benoît Meilleur

    Coalition Poids, Corinne Voyer

    Coalition montréalaise des Tables de quartier, Yves Bellavance

    Coalition Vélo Montréal, Daniel Lambert

    Coalition Verte, Gareth Richardson

    Communauto, Marco Viviani

    Concertation Ville-Émard / Côte Saint-Paul (Opération Galt et Saint-Paul/Émard : des allées et des parcs (Quartiers 21), Assia Kada

    Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal), Coralie Deny

    CRAPAUD, Aurélie Dessain

    ENvironnement JEUnesse, Catherine Gauthier

    Équiterre, Sidney Ribaux

    Foire ÉCOSPHÈRE, Éric Ferland

    Fondation David Suzuki, Karel Mayrand

    Gestion immobilière Quo Vadis, Natalie Voland

    Groupe de recherche appliquée en macroécologie (GRAME – Éco-quartier Lachine), Jonathan Théorêt

    Héritage Montréal, Dinu Bumbaru

    Héritage Laurentien, Simon Octeau

    Imagine Lachine Est, Kate Luthi

    Jeunes médecins pour la santé publique (JMPSP), Marie-Ève Beauregard, Sidonie Pénicaud, David-Martin Milot et Catherine Dea

    Les Amis du Parc Meadowbrook, Louise Legault

    Montréal physiquement active, Vincianne Falkner

    Mouvement Ceinture verte, Sylvain Perron

    Nature-Québec,Christian Simard

    Ordre des architectes du Québec, Nathalie Dion

    Piétons Québec, Félix Gravel et Jeanne Robin

    Prévention CDN-NDG, Nicole Schiebel

    Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), Sébastien Rivard

    Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, Philippe Bourke

    Regroupement des tables de concertation de la Petite-Patrie, Eric Besner

    Renaissance, Pierre Legault

    Réseau québécois des Villes et Villages en santé, Julie Lévesque

    Réseau québécois de Villes et Villages en santé (président), Denis Marion, maire de Massueville

    Réseau québécois de Villes et Villages en santé (vice-président), Denis Lapointe, maire de Massueville

    Revitalisation Airlie-Bayne, Benoît Gibeau

    Revitalisation Saint-Pierre et Réseau québécois de revitalisation intégrée, David Marshall

    Rose architecture, Owen Rose

    Rue Publique, Manon Pawlas

    Sauvons la falaise!, Lisa Mintz

    SH Initiatives urbaines, Mauricio Garzon Beltran

    Société environnementale de Côte-des-Neiges (SOCENV), Charles Mercier

    Solidarité Saint-Henri -Table de concertation des organismes communautaires de Saint-Henri, Shannon Franssen

    Synergie Santé Environnement, Jérôme Ribesse

    Table de concertation des aînés de l’île de Montréal, Raphael Massé

    Université McGill, Kevin Manaugh

    Université de Montréal (département d’Administration de la santé IRSPUM), André-Pierre Contandriopoulos

    Université de Montréal, Pierre De Coninck

    Université de Montréal, Paul Lewis

    Université du Québec à Montréal (Chaire inSitu), Florence Paulhiac Scherrer

    Université de Sherbrooke (département des Sciences de la santé communautaire), Camille Butzbach

    Urbaniste émérite et professeur titulaire à l’Université de Montréal, Gérard Beaudet

    Vélo Québec, Suzanne Lareau

    Ville en vert, Élyse Rémy

    Vivre en ville, Christian Savard

    Vrac Environnement, Nils Henner

     

    Faisons de Meadowbrook notre parc Mont-Royal !

    Communiqué de presse

    Pour diffusion immédiate

    Montréal, le 14 novembre 2016Les Amis du Parc Meadowbrook, un groupe environnemental créé il y plus de 25 ans pour protéger les 57 hectares du terrain de golf Meadowbrook de la mise en valeur résidentielle, vient de lancer sous Change.org une pétition demandant aux autorités municipales de transformer ce qui est actuellement un terrain de golf réservé aux seuls golfeurs en un parc nature urbain patrimonial accessible à tous.

    « Quoique Meadowbrook soit maintenant protégé de la mise en valeur résidentielle, explique Louise Legault, porte-parole du groupe, il demeure inaccessible aux personnes qui vivent à proximité. En créant un nouveau parc nature, nous pourrions donner un peu de répit au parc du Mont Royal et procurer de nouvelles occasions de loisirs et de contact avec la nature qui font grandement défaut dans cette zone entourée d’autoroutes et de chemins de fer. »

    « Nous aimerions que Meadowbrook soit relié à la Falaise Saint-Jacques », poursuit Lisa Mintz, cofondatrice de Sauvons la falaise, un groupe qui défend l’écoterritoire de 4 kilomètres qui s’étire entre Montréal-Ouest et Westmount. « Montréal a si peu d’espaces verts restants qu’il est essentiel de les relier entre eux. La Falaise devrait être reliée au canal Lachine par un pont piétonnier au-dessus de l’échangeur Turcot ; de là, les cyclistes pourraient se rendre au parc Angrignon et sur la piste cyclable le long du fleuve Saint-Laurent. »

    Les deux organismes ont collaboré à la production d’un calendrier pour 2017 qui met en vedette des photos de ces deux espaces verts. Le calendrier sera en vente à la coopérative LA maison verte au 5785, rue Sherbrooke Ouest à NDG. On peut aussi se le procurer en communiquant avec les deux organismes.

    -30 –

    Pour plus d’information, veuillez visiter

    lesamisdemeadowbrook.org

    sauvonslafalaise.ca

    Veuillez signer la pétition à

    Les Amis critique le projet de Réseau électrique métropolitain

    Les Amis du Parc Meadowbrook a récemment présenté un mémoire qui critique le projet de Réseau électrique métropolitain (REM). Les quatre antennes du réseau de 67 kilomètres relieraient Brossard, l’aéroport Trudeau, Sainte-Anne-de-Bellevue et Deux-Montagnes au centre de Montréal. La Caisse de dépôt et placement du Québec, par le biais de sa filiale CDPQ Infra, se chargerait de la construction de ce projet de 5,5 milliards $.

    Un membre du comité directeur de Les Amis, Daniel Boulerice, a présenté le mémoire le 27 septembre 2016 lors des audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Il prévoit que le projet contribuera à l’étalement urbain et qu’il détériora des espaces naturels ; il s’agirait d’un investissement inapproprié des fonds publics en matière de couts, d’impact et d’utilité.

    Le mémoire, présenté en anglais, se trouve ci-dessous. Voici une version française des principaux points abordés lors de la présentation:

     

    Les terres verdoyantes de Meadowbrook dans le sud-ouest de Montréal ne sont pas directement touchées par le projet REM, mais nous voulons, en tant que citoyens soucieux, exprimer notre inquiétude face à l’impact que ce projet de REM aura sur les espaces protégés et non protégés.

    Meadowbrook est délimité par le chemin de fer tel que l’avait conçu le CPR et est situé à côté d’une cour ferroviaire.   Le projet initial du Train de l’Ouest devait passer par Meadowbrook et ce plan offre toujours le chemin le plus efficace en temps et en cout. L’ajout d’un système ferroviaire allant en direction de Dorval et de la banlieue ouest, comme la voie de CPR qui existe déjà, causerait beaucoup moins de perturbations.

    L’empreinte écologique serait également moins importante comparée à celle du train métropolitain proposé. Un système léger sur rail du style REM (une ligne aérienne électrique) comprend une structure à base de béton souvent surélevée, et parfois entubée, qui n’est compatible avec aucun type de voies ferrées existantes à Montréal.

    Alors que nous sommes en train de démolir l’échangeur Turcot, nous aurions à construire d’autres lourdes structures en béton pour une voie ferrée.   Est-ce qu’il nous faudra endurer à nouveau des filets d’acier et des échafaudages permanents quand les structures proposées prendront de l’âge comme les voies de l’échangeur Turcot ?

    Il y a aussi la question des couts : les couts d’exploitation du LRT de Calgary (construit en 2006) sont de 27 cents par passager comparés à un montant de 3,92 $ par passager pour le SkyTrain de Vancouver, semblable au REM. La décision de la Caisse signifie que les Québécois paieront 10 fois plus pour un système beaucoup moins efficace.

    Le LRT de Calgary a couté 15 millions $ par kilomètre à construire comparativement aux 86 millions $ par kilomètre pour le projet de Vancouver.    Construire le REM serait donc au moins 5 fois plus cher.

    Cette ligne menace aussi les terres agricoles et les espaces verts comme le Boisé Saraguay et le Bois-de-Liesse, ainsi que les prés et les bois de l’Anse-à-l’Orme.

    Avec le REM, le temps de déplacement du centre de Montréal jusqu’à l’aéroport sera bien plus long alors que la connexion de l’aéroport jusqu’à la ligne plus courte de Vaudreuil-Hudson serait plus rapide de 15 minutes.    NDG et Lachine seraient exclus.   Il n’y a pas non plus de stations prévues pour l’Hôpital Lakeshore ni pour les collèges John Abbott et McDonald. La banlieue ouest n’aura pas accès plus facilement au Centre Hospitalier McGill ni aux écoles de NDG, de Westmount et de Montréal-Ouest. En fait, la ligne Vaudreuil-Hudson actuelle va s’atrophier du fait qu’elle rivalisera avec la nouvelle ligne REM. Finalement, le REM n’offrira pas de bonnes connexions avec le métro.

    Ce projet semble improvisé et présente un grand risque pour les contribuables. Nous ne devrions pas permettre à la Caisse de dépôt de décider de l’avenir des transports urbains alors que le Québec évite de faire face à ses responsabilités et d’imposer son autorité. Le public averti doit véritablement avoir son mot à dire.

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