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Bénévoles recherchés!

Les Amis du Parc Meadowbrook est un groupe dynamique dont la mission est de transformer Meadowbrook, un espace vert d’une superficie 57 hectares qui chevauche la ville de Côte Saint-Luc et l’arrondissement de Lachine, en un parc nature urbain patrimonial accessible à tous. Le groupe est aussi impliqué dans la lutte pour la préservation d’espaces verts sur l’Île de Montréal.

Si vous aimeriez contribuer à sa mission et partager vos compétences, voici quelques suggestions:

Comité des communications

Si vous êtes un génie informatique qui spécialise en WordPress ou en Wiki, nous aimerions recevoir votre aide pour notre site web (www.lesamsidemeadowbrook.org) et pour notre projet écomap (www.montrealecomap.com). Nous aurions aussi besoin d’aide avec nos pagesFacebook (www.facebook.com/sosmeadowbrook) et Twitter (@ParcMeadowbrook).

Les Amis célèbre son 30e anniversaire en 2019! Nous avons tout plein d’idées et besoin de plein de monde pour les réaliser!  Il ne faut pas non plus oublier les sous : l’argent est le nerf de la guerre et si vous vous connaissez en collecte de fonds, nous avons besoin de vous!

Les Gardiens de Meadowbrook

Ceci est une initiative spéciale pour protéger Meadowbrook jusqu’à ce qu’il devienne un parc naturel. Plusieurs projets sont présentement en considération : des maisonnettes et des mangeoires d’oiseaux, des activités de ski de fond et de raquette en hiver, des routes d’accès à la Falaise Saint-Jacques et à Meadowbrook, etc.

La recherche compréhensive d’information, la collaboration et la négociation sont des compétences recherchées dans ces cas.

Sauvons la Falaise

Les Amis et Sauvons la Falaise (www.sauvonslafalaise.ca) sont des organisations partenaires. La mission de Sauvons la Falaise est de protéger l’écoterritoire de la Falaise Saint-Jacques, une région qui s’étend sur 4 kilomètres (de Montréal-Ouest jusqu’à Westmount) et longe le boulevard Saint- Jacques.

Voici une tâche spéciale pour ceux qui sont doués en géographie : nous avons besoin de créer une carte de la Falaise avec des coordonnées GPS.

Pour ceux qui s’intéressent à la chose politique, vous seriez sûrement intéressés à devenir bénévoles pour les conférences de Bon Voisinage Turcot qui se dérouleront à Notre-Dame-de-Grâce et au Sud-Ouest, ainsi que pour assister aux séances du conseil municipal.

 

Veuillez nous contacter par adresse courriel (lesamisdemeadowbrook@gmail.com) afin d’en apprendre plus sur Les Amis du Parc Meadowbrook et pour nous aider à rendre Meadowbrook plus accessible à tous.

Merci de votre intérêt!

“Daylighting” les rivières

par Sally Cole

Le « Daylighting »:  une tendance mondiale qui transforme les villes au 21e siècle

Les cours d’eau étaient autrefois les poumons et les artères de l’urbanisation. La plupart des villes du monde ont cependant enfoui leurs cours d’eau fondateurs sous le béton ou les ont intégrés à leur réseau d’égout sous les routes, les autoroutes, les maisons et les usines. L’enfouissement des rivières a dégradé les habitats et augmenté la pollution ainsi que les couts du traitement de l’eau et de la gestion des déchets. Il a aussi augmenté les inondations et les dommages causés par ces évènements qui se multiplient avec le réchauffement de la planète.

Qu’est-ce que le « Daylighting » ?

Le Daylighting (la réouverture en français) est un processus d’enlèvement du béton et des canaux qui recouvrent et obstruent les rivières et les ruisseaux d’origine et de revitalisation des zones humides et du flot d’origine. La réouverture fait partie d’une stratégie plus large de gestion des inondations et de traitement des eaux et essaie de corriger la négligence des villes qui continuent de polluer leurs rivières.

L’ancien cours de la rivière Saint-Pierre croise la piste cyclable du canal Lachine.

Pourquoi rouvrir un cours d’eau ?

Le retour des rivières urbaines perdues en retirant les canaux et en réintégrant le cours des rivières dans les villes fait partie d’un mouvement mondial de redécouverte des rivières urbaines. Au 21e siècle, les villes et les citoyens avant-gardistes – à Londres, New York, Séoul, Zurich, Berkeley – rouvrent leurs rivières historiques afin de stopper la pollution, de mettre fin à la dégradation environnementale et d’augmenter l’habitabilité et la viabilité future de leur ville.

Ces villes ont noté les effets suivants :

– réduction des couts de traitement de l’eau

– aide à la gestion des inondations

– augmentation de la valeur foncière

– revitalisation des habitats naturels avec le retour de plantes, d’arbres, de poissons et d’oiseaux indigènes et d’autres animaux sauvages

– ajout de corridors verts, de pistes cyclables et de sentiers piétonniers qui assurent une meilleure connectivité à l’intérieur des quartiers et entre eux

– augmentation de la santé sociale et de l’engagement bénévole citoyen

– création d’occasions en tourisme et dans des secteurs d’affaires connexes.

Montréal a le pouvoir de se joindre à cette tendance urbaine et d’investir dans l’avenir de notre ville en mettant à jour l’historique rivière Saint-Pierre, la rivière sur laquelle elle a été fondé.

Modèles de succès à travers le monde

Depuis 2009, Londres a ouvert plus de 17 km de cours d’eau. À travers le Royaume-Uni, les gouvernements municipaux ont intégré la réouverture dans la règlementation sur la gestion de l’eau et des inondations.

Zurich, qui a entrepris plus de ces projets que toute autre ville au monde, a surveillé, documenté et analysé les avantages sociaux, environnementaux et économiques. Elle a constaté la réduction des couts de traitement des eaux usées au chapitre économique. Retirer l’eau propre des égouts et la rediriger vers les rivières et les ruisseaux d’origine réduit le montant d’eau qui va aux installations de traitement des eaux usées. Zurich observe aussi une hausse de l’appétit et de l’engagement public pour retrouver ces espaces perdus et améliorer la qualité de vie dans la ville. https://www.weforum.org/agenda/2017/09/daylighting-is-a-new-trend-that-s-transforming-cities/

La réouverture du Cheonggyecheon à Séoul, en Corée du Sud, a transformé un secteur pollué et à criminalité élevée en canal de dérivation majeur lors d’inondation et en parc public de 10,9 km en plein centre de la ville qui a réhabilité le secteur et attire plus de 60 000 visiteurs chaque jour. La restauration de deux ponts historiques sur la rivière et les modifications apportées à la circulation au centre de la ville a réduit de 2,3 % le volume d’automobiles qui entrent au cœur de la ville chaque jour et augmenté l’utilisation de l’autobus et du métro. En plus de réduire la pollution de l’air, la réouverture du Cheonggyecheon a créé un environnement sain et naturel qui aide à rafraichir la température de 3,6 °C comparativement à d’autres secteurs de Séoul.   https://en.wikipedia.org/wiki/Cheonggyecheon

La réouverture de la rivière Sawmill à Yonkers, dans l’état de New York, a créé un corridor vert dynamique et revitalisé le centre de la ville.

http://www.sawmillrivercoalition.org/whats-happening/daylighting-the-saw-mill-river-in-yonkers/.

Afin de réduire le risque d’inondations, à la suite de l’inondation de centaines de sous-sols en 1999, la ville de Dubuque, Iowa, a lancé une étude d’ingénierie. La principale recommandation de l’étude était de restaurer une section d’un mile de long du ruisseau Bee qui coule au centre de la ville. https://www.americanrivers.org/conservation-resource/daylighting-streams-breathing-life-urban-streams-communities/

Afin de gérer les inondations fréquentes au centre de Kalamazoo, Michigan, les ingénieurs de la ville ont trouvé que la réouverture du ruisseau Arcadia serait moins dispendieuse que la reconstruction et l’expansion du système de canalisation centenaire.

Les Amis du Parc Meadowbrook veulent rouvrir la rivière Saint-Pierre !

La première étape d’un projet de réouverture est la cartographie d’une rivière enfouie sous la ville. Le cours de la rivière Saint-Pierre est bien connu – depuis sa source au Mont Royal à travers ses divers tributaires et jusqu’à son embouchure sur le fleuve Saint-Laurent à Pointe-à- Callière.

La Rivière Saint-Pierre, 1834 par A. Jobin, du BAnQ http://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2243990?docsearchtext=ile%20de%20Montreal%201834

L’étape suivante est la restauration culturelle de la rivière. Cette étape reconnait la présence d’une rivière enfouie à l’aide d’indicateurs, d’art public et d’activités pour informer le public de son histoire et de son rôle écologique afin de sensibiliser la population aux enjeux environnementaux et aux couts économiques engendrés par l’enfouissement des rivières.

Dans le cas de Montréal, la ville a enfoui la rivière Saint-Pierre et l’a canalisée dans son système d’égout au point où il ne reste plus que 200 mètres de la rivière encore visibles en surface – dans le terrain de golf Meadowbrook. Et ces 200 mètres sont très pollués par des raccordements illégaux au système pluvial qui alimente le ruisseau. Des membres de Les Amis du Parc Meadowbrook ont commencé le travail de restauration culturelle de la rivière Saint-Pierre en organisant une balade à vélo annuelle le long de la rivière, de Meadowbrook à Pointe-à- Callière. https://www.facebook.com/search/top/?q=ballade%20de%20la%20rivi%C3%A8re%20saint-pierre%20river%20ride

Le but ultime de la réouverture est bien entendu la restauration naturelle : la revitalisation de toute une rivière ou de sections afin de recréer l’écologie et les habitats d’origine comme cela se doit, comme les poumons et les artères d’une communauté.

Meadowbrook perdra-t-il sa rivière ?

Montréal, le 29 juin 2018 – À la suite d’une décision de la juge Chantal Corriveau de la Cour supérieure du Québec (dossier 500-17-079150-135) du 7 juin, la cour « ORDONNE à la Ville de Montréal de déposer auprès du ministère du Développement durable, de l’Environnement, et de la Lutte contre les changements climatiques, une demande de certificat d’autorisation pour réaliser des travaux visant à mettre fin à toute contamination du ruisseau Meadowbrook dans un délai maximal de quatre mois à compter du présent jugement et d’avoir complété les travaux dans un délai maximal de 18 mois» ainsi que « de nettoyer les abords du ruisseau Meadowbrook sur le terrain de la demanderesse… dans un délai maximal de 24 mois du présent jugement. »

Bonne nouvelle, à première vue, que la réhabilitation de ce « ruisseau ». Le « ruisseau Meadowbrook », c’est en fait l’une des rares sections encore visibles de l’historique rivière Saint-Pierre.

Prenant vraisemblablement sa source sur le flanc ouest du Mont-Royal, la rivière Saint-Pierre coulait dans l’ancien lac Saint-Pierre (asséché lors de la création du canal de Lachine) pour ensuite se jeter dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Verdun. Elle fut détournée vers la petite rivière Saint-Pierre (le lieu de fondation de Montréal à Pointe-à-Callières) au 18e siècle pour alimenter des moulins à eau et fut finalement canalisée dans les égouts de Montréal au 19e siècle, car elle était trop polluée.

Voici que deux siècles plus tard, l’histoire se répète. Alors que plusieurs villes du monde mettent à jour les rivières enfouies sous des canalisations, il se pourrait fort que Montréal ait à recouvrir ce qu’il reste de la rivière Saint-Pierre sur Meadowbrook, car le cours d’eau est pollué et le temps presse.

D’où provient cette pollution ? Vraisemblablement d’un égout pluvial montréalais où se déversent des raccordements inversés de quelque 200 immeubles situés en grande partie dans les villes voisines de Montréal-Ouest et Côte Saint-Luc selon la Ville de Montréal.

L a cause occupe les tribunaux depuis 2013 alors que le propriétaire du terrain, Meadowbrook Groupe Pacific, poursuivait la Ville de Montréal pour la « forcer à cesser la contamination soit en canalisant le ruisseau ou par toute autre mesure assurant un résultat comparable ».  Montréal a tâché de mettre en cause les villes de Montréal-Ouest et Côte Saint-Luc, mais la cour a refusé. La décision de la Cour supérieure signe pratiquement l’arrêt de mort de la rivière.

Groupe Pacific s’est porté acquéreur des 57 hectares de Meadowbrook en 2006 pour la somme de 3 millions $. Le prix reflétait les efforts inutiles du promoteur précédent, le Canadien Pacifique et ses filiales, à construire sur le terrain.  Par cette plus récente décision, Groupe Pacific fait décontaminer son terrain aux frais des contribuables, en augmente la valeur ainsi que la superficie, s’étant débarrassé de la rivière qui le traversait.

Le MDDELCC ne devrait en aucun cas permettre l’enfouissement de la rivière. En fait, c’est tout le terrain qui est inondé au printemps, une gestion naturelle des eaux de fonte et de pluie, alors qu’il accueille les oiseaux migrateurs. Après les marais du Technoparc à Saint-Laurent et les travaux de l’échangeur Turcot le long de la falaise Saint-Jacques, voici un autre terrain sur le plan de vol des oiseaux migrateurs appelé à disparaitre.

Pour plus d’information :

Louise Legault, directrice, Les Amis du Parc Meadowbrook

lesamisdemeadowbrook@gmail.com