La Ville de Montréal a gagné

    La juge Pepita G. Capriolo de la Cour supérieure a rendu Mercredi sa décision dans un litige opposant Groupe Pacific, le propriétaire de Meadowbrook, et la Ville de Montréal.

    La Ville de Montréal a gagné sur toute la ligne !

    Dans cette affaire, Groupe Pacific soutenait que la Ville de Montréal avait pratiquement exproprié le terrain en agissant avec mauvaise foi. La demanderesse poursuivait la Ville de Montréal à hauteur de 43 945 000 $, soit 28 500 000 $ pour l’expropriation déguisée, 10 400 000 $ pour la perte de profits sur la vente des terrains et 5 045 000 $ sur la vente des terrains. Or Groupe Pacific avait acheté le terrain du Canadien Pacifique en 2006 pour 3 millions $.

    Dans sa décision, la juge conclut que Groupe Pacific « n’a pas réussi à faire la preuve que la Ville aurait manqué à son obligation de diligence ou d’équité procédurale dans ses agissements ». Elle n’accorde aucune indemnisation pour perte de profits.

    Les Amis du Parc Meadowbrook se réjouit de cette décision et poursuivra sa campagne pour faire de Meadowbrook un parc nature urbain accessible à tous les Montréalais.

    Consultez https://youtu.be/oalZdXOHwxc, Rapport Pimento #124, “Meadowbrook — A Park for All”. À 7 minutes, 35 secondes, Campbell Stuart fait une presentation sur l’histoire de la lutte pour conserver Meadowbrook. On y trouve aussi une entrevue de Campbell sur l’importance du dernier jugement. (En anglais seulement.)

    Voir aussi:  http://montrealgazette.com/news/local-news/judge-rejects-developers-lawsuit-against-montreal-over-meadowbrook

    Mémoire de Les Amis pour la conservation de l’Anse-à-l’Orme

    Lors d’une récente audience publique, Les Amis du parc Meadowbrook se sont exprimés en faveur de la protection des espaces verts de l’Anse-à-l’Orme à Pierrefonds-Ouest et contre leur mise en valeur résidentielle. Le mémoire, présenté par Campbell Stuart de la part de Les Amis, a souligné à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) que l’Anse-à-l’Orme doit être conservé et transformé en parc nature, ouvert et accessible à tous.

    Les audiences de l’OCPM portaient sur un projet qui permettrait aux promoteurs de construire 5 500 unités résidentielles sur 185 hectares de milieux humides, de boisés, de prairies et de champs en friche. L’Anse-à-l’Orme comporte surtout des prairies humides, situées sur des terrains inondables qui ne sont pas propices à la construction.

    Le mémoire présentait trois principales raisons pour rejeter le projet. Tout d’abord, la zone devrait être protégée pour les générations futures pour sa valeur écologique intrinsèque. Elle abrite des espèces menacées comme le petit blongios, la tortue géographique et la couleuvre brune, de même que de nombreux oiseaux, reptiles et mammifères.

    Les zones humides et les ruisseaux de l’endroit forment un écosystème sain et durable au cœur de l’Ouest-de-l’Ile. Des chercheurs à l’Université du Québec en Outaouais ont d’ailleurs fait une étude exhaustive de la biodiversité de l’endroit (« Évaluation écologique de l’Ouest du territoire de Pierrefonds-Roxboro » http://bit.ly/RapportPierrefonds).

    Les Amis avancent que le projet ne devrait pas être réalisé pour des raisons d’urbanisme. Le projet ne répond même pas aux critères de développement durable de Montréal puisqu’il ne protège pas les zones naturelles, entraine l’augmentation de l’utilisation de l’automobile et ne revitalise pas les quartiers existants.

    Le projet devrait aussi être rejeté pour des questions fiscales, puisque l’on demande aux contribuables de subventionner un projet privé. Une étude des couts aux contribuables faite par un chercheur de l’Université du Québec à Montréal (« Analyse des contraintes, coûts et impacts d’un éventuel projet immobilier dans le secteur Pierrefonds-Ouest/L’Anse à l’Orme » http://www.greencoalitionverte.ca/documents/Rapport%20Rajaonson.pdf) démontre que la construction d’un nouveau projet d’habitation à cet endroit exige des infrastructures massives financées par les contribuables qui auront peu de possibilités de rentabiliser cet investissement.

    Le mémoire laisse aussi entendre que le mandat confié à l’OCPM menace son indépendance et son objectivité. Le dépliant des audiences invite le public à « à valider et à bonifier la vision proposée », stipulant que « L’OCPM a été créé tout spécialement pour que certaines consultations publiques soient menées par une entité neutre et indépendante. »

    En proposant que d’autres secteurs de la ville sont plus propices a un développement durable, le mémoire de Les Amis recommande à la Ville de Montréal et à l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro de changer le zonage de ce secteur à récréatif.

    « Nous leur demandons de travailler avec d’autres niveaux de gouvernement afin de créer un parc nature, ouvert et accessible à tous qui comprendrait tout le territoire du corridor de L’Anse-à-l’Orme. Cet espace naturel est trop précieux pour nous et nos descendants pour permettre qu’il soit détruit pour le gain privé. »

    Plusieurs membres de Les Amis de Meadowbrook ont aussi présenté des mémoires à titre individuel.

    Parc urbain national de la Rouge

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    Les Amis informent les Montréalais

    Les Amis du Parc Meadowbrook ont récemment tenu la première d’une série de réunions d’information pour discuter du statut de Meadowbrook. La réunion a eu lieu à Côte Saint-Luc et des évènements semblables sont prévus à Montréal-Ouest, NDG, Lachine et Westmount.

    Les participants à la réunion ont été appelés à signer une pétition qui demande au maire Denis Coderre de créer un parc nature accessible à tous à Meadowbrook. Voici le lien à la pétition sous Change.org que nous vous invitons aussi à signer http://bit.ly/2fs1D9h.

    Les conférenciers ont fait état d’une proposition envoyée à Montréal-Ouest, Lachine et NDG pour créer l’infrastructure nécessaire pour donner accès à la population à la piste multifonctionnelle prévue au bas de la Falaise Saint-Jacques dans le cadre du projet Turcot. Idéalement, cette piste se relierait à ses communautés et à Meadowbrook. De nombreux groupes essaient de persuader le ministère du Transport de construire, tel que promis, la dalle-parc (pont piétonnier et cycliste), qui apparait sur le projet d’origine, au-dessus de l’échangeur Turcot qui relierait NDG et l’arrondissement du Sud-ouest.

    La discussion a aussi porté sur un évènement récent qui soulignait l’adoption il y a un an de la Charte pour la protection des espaces verts et milieux naturels de Montréal. Une soixantaine de personnes y ont participé et ont entendu des panélistes sur des sujets reliés à la Charte verte, dont l’étalement urbain, la biodiversité, le transport public et l’accès aux espaces verts. La Charte a été adoptée lors du Forum Nature, la première conférence citoyenne de Montréal sur la protection des espaces naturels, tenue en avril 2016.

    Les participants à cet évènement ont d’ailleurs recalé la Ville de Montréal en matière environnementale, que ce soit la lutte à l’étalement urbain, la protection des espaces verts et de la biodiversité, la réduction de la dépendance à l’automobile, l’amélioration des transports publics et l’accès aux espaces verts.

    Afin de rester informé des activités de Les Amis de Meadowbrook et vous renseigner sur les enjeux environnementaux dans la région de Montréal, consultez notre page Facebook ou abonnez-vous à notre infolettre. Pour vous joindre à nos réunions mensuelles ou devenir bénévole au sein de Les Amis, écrivez-nous à lesamisdemeadowbrook@gmail.com.