Des étudiants de l’UQAM proposent une nouvelle vision pour Meadowbrook

    Le professeur Börkur Bergmann du Centre de design de l’UQAM en collaboration avec l’École de technologie supérieure a mené un atelier sur Meadowbrook avec 16 élèves qui ont présenté cinq projets qui s’attaquaient aux problématiques particulières au site, notamment la protection des milieux naturels, le bruit et la densification de l’habitation.

    Le professseur Börkur Bergmann, les étudiants Anick Juneau et Julien Thibodeau et la conseillère Dida Berku de Cote-Saint-Luc

    Les étudiants ont concentré leurs efforts sur le stationnement de 4,5 hectares du Canadien Pacifique, tout à fait à l’extrémité ouest du terrain. Les projets essayaient de diverses façons de créer un écran protecteur et de préserver en grande partie le terrain de Meadowbrook. Un projet baptisé Medina proposait des unités résidentielles en gradins qui rappelaient Habitat 67.

    Les étudiants Anick Juneau et Julien Thibodeau sont sortis des sentiers battus avec leur projet Haut Saint-Pierre en s’adressant au problème de connectivité de toute la zone et en dirigeant leur regard sur la zone industrielle de Lachine au sud de l’empreinte ferroviaire. Ils ont tâché de reconnecter Côte-Saint-Luc, Montréal-Ouest et Saint-Pierre en redéveloppant cette zone en trois phases, la première portant sur une section immédiatement au sud d’une nouvelle gare de train de l’AMT. Aussi au programme du Haut Saint-Pierre : un boulevard qui passe sous le chemin de fer et contourne Meadowbrook pour aller rejoindre Côte-Saint-Luc. La première phase comporte aussi un marché et les phases subséquentes de petits commerces.

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    Les Amis à la Commission sur la culture, le patrimoine et les sports

    Le 9 mai, Les Amis a présenté un mémoire à la Commission sur la culture, le patrimoine et les sports dans le cadre des consultations sur le Plan directeur du sport et du plein air urbains.

    Le mémoire soulignait les caractéristiques environnementales et historiques de Meadowbrook et rappelait notre souhait de voir le terrain rouvrir à la population pendant les mois d’hiver pour la pratique du ski de fond, de la raquette et de la marche hivernale. « Si l’on considère que l’arrondissement de Lachine affiche le plus faible niveau d’activité physique sur l’Ile et que NDG et Lachine ont le plus faible pourcentage de superficie dévolue aux parcs et aux espaces verts, Meadowbrook peut jouer un rôle essentiel dans la lutte contre la sédentarisation et l’accès à la nature », a dit la directrice Louise Legault.

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    Les arbres de Meadowbrook

    Sally Cole

    Des érables argentés centenaires, des ormes d’Amérique et des tilleuls comptent parmi les attraits de Meadowbrook, un site magnifique et un espace de tranquillité à Montréal. Ces magnifiques arbres indigènes peuvent atteindre 30 m de hauteur et vivre de 130 à 200 ans. Ils sont naturellement adaptés aux milieux humides et aux sols alluvionnaires de Meadowbrook et offrent aux canards branchus et autres oiseaux des endroits pour nicher, des aires de repos aux oiseaux migrateurs et des abris pour les écureuils, les ratons et les mammifères.

    Ces cinq érables argentés, situés à l’extrémité sud du terrain de golf Meadowbrook, ont été photographiés en septembre 2015. Hydro Québec les a coupés depuis lors. Photo Louise Chenevert.

    L’un des objectifs de Les Amis, en plus de conserver ces témoins de notre passé, est de renaturaliser les 57 hectares de ce bijou afin que tous les citoyens de Montréal puissent en apprécier la beauté et s’y prélasser.

    Meadowbrook se trouve dans la zone du haut Saint-Laurent et de la vallée inférieure de l’Outaouais de la forêt des Grands Lacs et du Saint-Laurent du Canada. Les eaux des Grands Lacs se drainent dans ces basses terres. Les espèces indigènes sont surtout à feuilles caduques : érable à sucre et hêtre avec érable rouge, bouleau jaune, orme, frêne blanc, grand tremble et chêne rouge et à gros fruits avec quelques touches locales de chêne blanc, de frêne rouge, de bouleau gris, d’orme liège, de bois de fer et de caryer cordiforme. L’orme d’Amérique dominait à une époque, mais est presque disparu avec la maladie hollandaise de l’orme. Le noyer cendré, le peuplier et l’orme rouge se retrouvent aussi dans les vallées et des peuplements d’érables noir et argenté dans les endroits où le sol est particulièrement fertile. Dans les sols moins bien drainés, le frêne noir domine. Les conifères occupent pour leur part les pentes et les plateaux au sol acide et érodé, surtout la pruche, le pin blanc, l’épinette et le baume du Canada. On peut aussi y retrouver le pin rouge et dans les endroits humides ou rocailleux, l’épinette noire et le cèdre.

    En plus des érables argentés, des ormes et des tilleuls, Meadowbrook comptent aussi des espèces non indigènes qui se sont acclimatées au Canada comme l’érable de Norvège, l’orme de Sibérie et le saule. Le long des voies ferrées qui entourent Meadowbrook, il faut aussi noter d’autres espèces indigènes comme le chêne à gros fruits, le cerisier tardif, l’ostryer de Virginie, le caryer cordiforme et le caryer ovale, une espèce menacée.

    Arbres indigènes sur Meadowbrook

     Sur la prairie

     Érable argenté (Acer saccharinum): de taille moyenne à élevée, jusqu’à 35 m de haut et 100 cm de diamètre. Il vit130 ans.

    Orme d’Amérique (Ulmus americana): l’un des plus grands arbres de l’est du Canada, atteignant jusqu’à 35 m de hauteur et 175 cm de diamètre. Il vit 200 ans. On le reconnait facilement à son profil en parasol. La maladie hollandaise de l’orme a détruit bon nombre de ces arbres magnifiques.

    Tilleul d’Amérique (Tilia americana): grands arbres au tronc droit qui atteignent jusqu’à 35 m de hauteur, 100 cm de diamètre et vivent 200 ans. On les trouve souvent en groupes, plusieurs drageons poussant autour de la souche d’origine. Le bois mou et léger, mais durable et finement texturé, servait à la fabrication de canots.

    Le long de la voie ferrée

    Caryer cordiforme (Carya cordiformis): le plus commun des caryers. Arbre de taille moyenne, jusqu’à 25 m de haut, 50 cm de diamètre et qui vit150 ans. Pousse dans les terres basses humides et en sol riche avec d’autres arbres à feuilles caduques. Le bois donne leur saveur fumée au jambon et au bacon.

    Caryer ovale (Carya ovate): arbre de taille moyenne, jusqu’à 25 m de haut, 60 cm de diamètre et qui vit 200 ans. Pousse en sol riche et humide avec d’autres arbres à feuilles caduques. Noix comestible, surtout prisée par les écureuils.

    Cerisier tardif (Prunus serotina): arbre de taille moyenne, jusqu’à 22 m de haut, 60 cm de diamètre et qui vit150 ans. À croissance rapide, pousse bien en présence d’autres arbres à feuilles caduques. Racines peu profondes avec pivot la première année. Le bois est utilisé en ébénisterie.

    Chêne à gros fruits (Quercus macrocarpa): le plus commun des chênes blancs indigènes. Petits arbres de jusqu’à 15 m de hauteur, 60 cm de diamètre et qui vivent 200 ans.

    Ostryer de Virginie (Ostrya virginiana): petits arbres de jusqu’à 12 m de hauteur et 25 cm de diamètre. Tolèrent bien l’ombre ; se trouvent sous la canopée des arbres à feuilles caduques. Ce bois dur sert à la fabrication de manches d’outils.

    Voici d’autres espèces qui pourraient servir à la renaturalisation et que les Amis du parc Meadowbrook avaient recensé lors d’un inventaire en 2005-06 :

    Cornouiller à feuilles alternes (Cornus alternifolia)

    Peuplier deltoïde (Populus deltoids)

    Micocoulier occidental (Celtis occidentalis)

    Viorne (Caprifoliaceae)

    Aubépine (Crataegus)

    Frêne vert (Fraxinus pennsylvanica)

    Frêne noir (Fraxinus nigra)

    Sumac vinaigrier (Rhus typhina)

    Sureau blanc (Sambucus Canadensis)

    Saule noir (Salix nigra)

    Peuplier hybride de Jack (Populus xjackii)

    Sorbier (Sorbus)

    Orme rouge (Ulmus rubra)

    Bouleau (Betula)

    Amélanchier (Amelanchier)

    Le cornouiller, la viorne, l’aubépine, le sumac, le sureau, le sorbier et l’amélanchier sont particulièrement intéressants, car ils produisent des fruits pour nourrir la faune.