Nous l’avons échappé belle

    Soupir de soulagement à l’annonce de la décision de la Cour d’appel dans le cas de Meadowbrook Groupe Pacific contre la Ville de Montréal. La Cour d’appel a confirmé la décision de septembre 2017 de la Cour Supérieure qui avait rejeté la poursuite de  Meadowbrook Groupe Pacific chiffrée à 44 millions $.

    On se souviendra que Meadowbrook Groupe Pacific alléguait dans cette affaire que la Ville de Montréal avait agi de mauvaise foi et que le refus de lui accorder un permis de construction pour son projet de Petite Rivière était en fait une expropriation déguisée, d’où la forte somme exigée en guise de compensation.

    Le nœud gordien qui enserre Meadowbrook tient toujours cependant : le promoteur maintient sa poursuite contre Côte Saint-Luc pour un changement de zonage opéré en 2001 sur sa partie du terrain et conteste la décision de 2015 qui a vu tout le terrain désigné  comme Grand espace vert ou récréatif dans le cadre du schéma d’aménagement et de développement de l’Agglomération de Montréal.

    Nous suivons ces cas et vous tiendrons au courant de leur évolution.

    https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/201911/26/01-5251319-terrain-de-golf-meadowbrook-la-ville-de-montreal-obtient-gain-de-cause.php

    les pollinisateurs

    Qu’est-ce qu’un pollinisateur ? Que font les pollinisateurs ?

    Les pollinisateurs sont une espèce essentielle à la production alimentaire sur Terre. Les pollinisateurs sont des animaux – abeilles, papillons, papillons nocturnes, coléoptères, oiseaux et chauvesouris – qui se nourrissent de nectar et transportent le pollen entre les parties mâles et femelles d’une plante afin que la fertilisation ait lieu. Les pollinisateurs sont à l’œuvre dans 75 % des plantes qui produisent des aliments. Les fruits et petits fruits (pommes, mures, bleuets, framboises), les noix et les graines (graines de tournesol et de citrouille, amandes, sarrasin) ainsi que les légumes comme le poivron, la courge, les tomates et les pommes de terre ne peuvent se reproduire sans l’apport des pollinisateurs.

    Pourquoi faut-il protéger les pollinisateurs ?

    À l’échelle mondiale, les pollinisateurs sont décimés par les pesticides, les espèces invasives de plantes et d’animaux, de même que par de nouveaux parasites et des maladies. Leur habitat est détruit lorsque la terre est dégagée à des fins de développement, lorsque les allées et les remblais sont asphaltés, lorsque les haies et les arbres morts sont retirés, lorsque le paillis est répandu. Lorsque les prairies sont fauchées dès la floraison et que les parterres sont manucurés en arrachant les pissenlits, les sources d’alimentation des pollinisateurs –le pollen et le nectar – disparaissent. Et lorsque les pollinisateurs sont affamés et en péril, c’est la production alimentaire humaine qui est à risque. Chacun de nous peut contribuer à la solution en plantant des fleurs, des arbustes et des arbres indigènes qui produisent le nectar et le pollen qui nourrissent les pollinisateurs.

    Comment créer une réserve de pollinisateurs chez vous

    Dans un minuscule coin de votre jardin, dans des boites à fleurs ou des pots sur un balcon dans les milieux les plus urbanisés, nous pouvons créer des réserves de pollinisateurs – des zones riches en ressources libres d’insecticide – en plantant une variété de plantes riches en nectar et en pollen. Ne rien faire – conserver les haies, ne pas ramasser les feuilles en automne, laisser des flaques et des espaces humides – est tout aussi important à la conservation des pollinisateurs, car cela procure des habitats pour butiner et pour la nidification.

    Voici quelques composantes des réserves de pollinisateurs :

    Arbustes : conservez une variété d’arbustes indigènes ou patrimoniaux comme l’amélanchier, le sureau et le sumac qui fleurissent à divers moments afin d’attirer les abeilles et autres pollinisateurs tout au long de la belle saison.

    Arbres : plantez des arbres ! L’aulne et l’érable rouge produisent du nectar tôt dans la saison. Le tilleul fleurit en été. Le peuplier baumier produit de la résine que certaines espèces de pollinisateurs utilisent dans la construction de leur nid.

    Fleurs : les abeilles et les pollinisateurs favorisent surtout les fleurs pourpres, jaunes, blanches et bleues. Plantez des asters, de la colombine, des cosmos, de l’onagre, des tournesols, de l’hysope, de la vergerette, du chèvrefeuille, du pommetier.

    Fines herbes : plantez des fines herbes. Les pollinisateurs ADORENT les herbes aromatiques comme le thym, la ciboulette, la sauge, la grande consoude, l’origan et la bourrache, qui produisent beaucoup de nectar. Un jardin de fines herbes sur votre balcon peut être un petit paradis pour les pollinisateurs.

    « Mauvaises » herbes : mélilot, verge d’or, pois crapaud et autres « mauvaises » herbes sont d’excellentes sources de nectar ou de pollen. Renaturalisez certains endroits pour ces plantes.

    Pelouses : plantez des fleurs sauvages plutôt que du gazon. Remisez la tondeuse et les pesticides.

    Au printemps, laissez les pissenlits pousser afin d’aider les pollinisateurs à commencer la saison du bon pied alors qu’il y a encore peu de sources de nourriture. Laissez les feuilles sur le sol par endroits à l’automne pour la nidification.

    Zones de nidification : Créez des endroits ou des structures de nidification en laissant les arbres morts et les branches sur place.

    Il nous faut aussi conserver l’incroyable diversité des pollinisateurs. On pense d’emblée à l’abeille mellifère (introduite d’Europe) lorsque l’on parle pollinisateurs, mais il existe en fait plus de 400 espèces d’abeilles indigènes au Québec, dont 300 sont d’importants pollinisateurs. La plupart sont solitaires, ne vivent pas en colonies et ne produisent pas de miel. Plus de 50 espèces d’oiseaux d’Amérique du Nord se nourrissent de nectar et de fleurs, l’oiseau-mouche et l’oriole en particulier. À l’échelle mondiale, on compte 400 000 espèces de coléoptères et 170 000 espèces de papillons pollinisateurs. De nombreux pollinisateurs ne recueillent le pollen que de certaines espèces de plantes. Au Québec, le sumac, la courge et la citrouille, le chardon, et l’onagre attirent chacun une différente espèce d’abeille. Afin de protéger la biodiversité, il nous faut donc maintenir des ilots d’espèces qui attirent ces spécialistes.

    L’observation des pollinisateurs, tout comme l’observation des oiseaux, est une occasion unique d’entrer en relation avec la nature. Regardez bien et vous verrez des pollinisateurs à l’œuvre dans les « mauvaises herbes » des lots en friche, le long des trottoirs et des remblais. Ils transportent le pollen qui nourrit la planète. En plantant et en conservant les plantes, arbres, arbustes et haies qui produisent des fleurs (et donc du nectar), nous pouvons aider à nourrir les pollinisateurs qui nous nourrissent à notre tour.

    Sur Meadowbrook, les grands arbres et les marécages, les arbustes et les « mauvaises herbes » le long des remblais de chemin de fer sont un véritable paradis qui nourrit et abrite une incroyable diversité d’oiseaux et d’insectes pollinisateurs sur l’ile de Montréal.

    photo: agpollinators.org

    par Sally Cole

     

    Rivières perdues – 2e partie

    Nous nous sommes penchés il y a quelque temps sur la pratique de réouverture des rivières perdues à travers le monde (http://lesamisdemeadowbrook.org/uncategorized/daylighting-les-rivieres/?lang=fr). Pas besoin de courir aussi loin, Montréal affichant quelques projets de son crû.  On peut rêver en regardant les cartes anciennes de Montréal où l’on dénombre une trentaine de ruisseaux et de rivières, en bonne partie disparus. Quelques braves se sont inspirés cependant de ces anciennes cartes pour faire revivre leur petit bout de rivière…

    Le projet Bleue Montréal du Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada) au Québec, a ciblé cinq arrondissements à Montréal où l’on pourrait libérer d’anciennes rivières, en créer de nouvelles ou aménager des ruelles bleues. Trois d’entre eux, à savoir le Sud-Ouest et la rivière Saint-Pierre, Ville-Marie et le ruisseau St-Martin,  et Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et le ruisseau Provost, ont fait l’objet d’études de faisabilité. Sophie Paradis,  directrice pour le Québec du WWF-Canada, mène ce projet en collaboration avec de nombreux experts et groupes locaux dont Isabelle Thomas de l’Université de Montréal.

    Un chapelet de parcs et d’espaces verts à relier dans l’est de Montréal

    La Coalition Sauvons le ruisseau Molson a pour sa part mis de l’avant le projet de parc-nature Ruisseau-de-la-Grande-Prairie, un corridor vert et bleu de 8 km qui s’étendrait du port de Montréal jusqu’à la rivière des Prairies dans le bassin versant du ruisseau Molson qui courait autrefois dans Mercier- Hochelaga-Maisonneuve, Saint-Léonard et Anjou. Le projet relierait une quinzaine de parcs, de marais, d’étangs, de boisés et de friches qui se trouve dans le lit de la rivière canalisée dans les années 1950.

    https://drive.google.com/file/d/1hN1qpbrnjfHc-ryP9AcHBZWYwi_uvcrN/view

    https://ruisseaumolsonreferences.blogspot.com/2018/06/carte-interactive-du-bassin-versant-du.html

    La station de pompage Craig sous le pont Jacques-Cartier

    Et pour les réunir tous, il y a le projet du Comité pour la sauvegarde des pompes Craig qui verrait l’ancienne station de pompage Craig, ce curieux bâtiment de pierre avec une très haute cheminée que l’on aperçoit sous le pont Jacques-Cartier , coincé entre l’avenue Viger et l’autoroute Ville-Marie(il porte même les armoires de la ville de Montréal), transformer en centre d’interprétation des rivières perdues et des infrastructures souterraines.

    Danielle Plamondon et Pierre-Luc Rivest sont deux « drainers » qui ont exploré  la station de pompage et le collecteur d’égout en briques de 8 pi de diamètre qui y est relié. (Dans ce cas-ci, c’est la rivière Saint-Martin qui a été canalisée dans le collecteur Craig.) Construite en 1887, la station de pompage se voulait une solution aux inondations printanières, la station acheminant le trop plein vers le fleuve Saint-Laurent. Elle contient pratiquement tout l’équipement d’origine. Le bâtiment est abandonné depuis 1987.

    https://www.facebook.com/Les-AmiEs-de-la-Station-de-Pompage-Craig-390682241655465/

    https://drive.google.com/file/d/1x1jVkeFZMGvo0Urt-zxQnbpMwSrlqmBl/view?fbclid=IwAR1gkvmYZfv1p9YHehyb2UAl6EraD0cq0n2m6GylejaGDD9yDcojK9Jno6M